samedi 28 mars 2015

 LA CITÉ D'AIRAIN Christine Deviers Joncour. Livre audio voix de l'auteur:
http://www.audible.com/pd/Fiction/La-Cite-dAirain-Audiobook/B00NXR9HU6/ref=a_search_c4_1_1_srImg?qid=1411988345&sr=1-1

https://itunes.apple.com/us/audiobook/la-cite-dairain.-in-silico/id923523270

Extrait:
- Bonsoir Elem, je ne nous réveille pas ?
Elle fit un bond dans son lit, puis se pelotonna sous sa couette et amplifia le son de son émetteur derrière l’oreille
- Wendel ? C’est vous ...
- Je vous dérange, vous parlez à voix si basse.
- Non, pas du tout. Où êtes-vous ?
- Je vous cherche sur Avilion et je ne vous vois pas.

Mon cœur est triste.
- Votre jour de repos ne coïncide pas avec le mien.

Nous aurons hélas peu de chance de nous croiser un jour, répondit tristement la jeune femme.
- Ne croyez pas ça, interrompit Wendel. Vous risquez d’être surprise un jour,
- Je ne sais pourquoi, mais quelque chose me dit que vous êtes un étranger ici, monsieur. Vous semblez si libre.
- En quelque sorte oui. Disons que ma vie m’appartient et j’ai pris des initiatives.
- Lesquelles, s’empressa de demander Elem, curieuse.
- Et bien, je crois qu’il existe une infinité d’univers parallèles dont certains ont des copies légèrement différentes de nous-mêmes. Ces univers existent en même temps que notre monde réel, là où nous pourrions être assis en ce moment, parler, marcher dans un parc ou dîner aux chandelles. Je viens vous proposer d’explorer et découvrir ensemble à quoi ces mondes ressemblent, comment ils pourraient être, si vous et moi...
- Mais de quoi parlez-vous ? Etes-vous fou, échappé d’un asile ? Et d’ailleurs que faites-vous dans la vie ?
- Vous voulez vraiment le savoir ? Et bien j’habite un tout petit astéroïde qui possède une montagne, une rivière et une rose. Je passe mes journées à prendre soin de ma fleur et de temps en temps je vais visiter l’univers pour voir à quoi il ressemble.
- Cessez de vous moquer de moi, voulez-vous. Je n’ai guère le cœur à rire en ce moment.
- Je ne plaisante pas, Elem. Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’existe pas, disait Oscar Wilde. Ecoutez moi attentivement et voilà ce que je vous propose... "